Amélie en marre qu’on la traite comme une fragile juste parce qu’elle a dépassé les 80 ans.

“A partir d’un certain âge, on vous renvoie toujours à l’âge que vous avez. Si vous avez la gueule de bois à quarante ans, on rigole et on vous félicite pour votre capacité à faire la fête. A 80 ans, on vous gronde. Idem, si on vous voit en train de fumer. Si vous aimez le vin, vous devriez à en croire votre médecin vous contenter d’un demi-verre le soir. Cela peut aller très loin : il y a des enfants qui voudraient que leurs parents arrêtent de conduire. Pourquoi demander aux gens qui vieillissent de devenir prudents, de se préserver de tout ? Au nom de quoi ? Pourquoi les rend-on davantage responsables de leur santé que les plus jeunes ? Le droit de gérer sa vie à sa guise aurait-il une date de péremption ? Moi, je dis que non. Si c’est le cas, alors je préfère tirer ma révérence.”

Amélie, 82 ans